cervepas
centre d'études et de recherches sur la vie économique des pays anglo-saxons
 
Nafissatou Diagne
 
 

 

L’aide au développement dans la politique africaine des Etats-Unis de 1980 à 1998. Motivations et stratégies en Afrique subsaharienne : le cas du Sénégal.

Soutenue le 12 mars 1999 à l’Université de la Sorbonne Nouvelle – Paris III
Directeur de recherche: Martine Azuelos

 


Résumé

Si l'aide au développement est destinée à réduire le fossé entre pays industrialisés et pays en développement, l'Afrique qui a longtemps bénéficié de cette aide n'a toujours pas décollé et demeure toujours aussi pauvre. Plus que jamais, avec la fin de la guerre froide et la mondialisation, la question fondamentale n'étant plus celle du volume de l'aide au développement mais plutôt celle de son efficacité, les Etats-Unis ont choisi une approche pragmatique destinée à rentabiliser leur aide. Récente et encore modeste, l'aide américaine à l'Afrique est demeurée sélective et liée à des données stratégiques, politiques et culturelles, englobant à la fois les pays de tradition anglo-saxonne et certains pays francophones cibles, dont le Sénégal. Le Sénégal est ainsi devenu le partenaire le plus important des États-Unis en Afrique subsaharienne. Cependant, malgré l'intérêt accru que lui portent les États-Unis, ce pays n'a pas remis en cause ses relations privilégiées avec la France.

La thèse analyse d'abord les caractéristiques et les enjeux de l'aide américaine en Afrique subsaharienne en général avant de s'attacher à l'étude plus particulière du cas du Sénégal.

 

Development Assistance in the African Policy of the United States from 1980 to 1998. Motivations and Strategies in Sub-Saharan Africa: The Case of Senegal.

Abstract

Although development assistance is meant to reduce the gap between industrialised and developing countries, Africa which has long benefited from this aid has not yet taken off and remains poverty-stricken. However, with the end of the cold war and increasing globalization, the main issue is no longer that of the volume of aid but that of its efficiency, and the United States has chosen a p ragmatic approach to maximize the profitability of its assistance. Recent and still modest, American assistance to Africa has remained selective and takes into account strategic, political and cultural data. It targets both English-speaking countries and a number of francophone ones, such as Senegal which now ranks first among the United States' francophone partners in sub-Saharan Africa. However, this has not led to a questioning of Senegal's privileged relationships with France.